LA PSYCHOLOGIE DU CHAT ET...DE SES MAÎTRES !

 

 

 

LE ROLLING SKIN SYNDROM


Le rolling skin syndrom est l'apparition régulière chez le chat de frémissements de la peau du dos. C'est le signe d'un état anxieux.

LE CHAT FUGUEUR


Nombreux sont les propriétaires de chat à s'être inquiétés de ne pas voir rentrer leur chat un jour.
Animal indépendant qui, s'il a accès à l'extérieur va et vient à sa guise, le chat peut s'éloigner du domicile voire fuguer. Ce comportement n'est pas dénué de risques : route, chasseurs, chiens…Parmi les causes de fugues , on cite le déménagement, le chat cherchant à retourner sur son ancien territoire, un séjour en vacance, le suivi d'une chatte en chaleurs…

Organisation du territoire
Quand un chat arrive dans un nouvel endroit, il organise son nouveau domaine de vie. Il structure son territoire en différentes aires d'activité (jeux, sommeil, alimentation…). Un chat qui n'a pas accès à l'extérieur s'en accommode. Si l'accès à l'extérieur est autorisé, il devra d'abord se faire sous surveillance. Pour éviter les fugues, il faut gérer les accès à l'extérieur qui recèlent de nombreux dangers. Ainsi le chat n'est pas conscient du danger représenté par les voitures, mais aussi par les chiens ou les autres animaux, les clôtures, les plantes toxiques, les piscines…

Contrôler l'accès à l'extérieur
Les colliers éducatifs à spray qui fonctionnent avec des ondes radios permettent un balisage virtuel du terrain. Autre moyens plus traditionnel : les clôtures grillagées, qui doivent être suffisamment haut pour que le chat ne puisse pas les franchir.

Précautions à prendre pour éviter les fugues
La stérilisation : le mâle ne sera ainsi plus tenté de chercher les chattes en chaleur et les femelles n'auront plus tendance à s'éloigner pour la mise bas. La stérilisation rend aussi le chat plus sédentaire.

Il faut veiller à ce que le chat puisse trouver tout ce dont il a besoin chez lui : litière propre, alimentation et eau à volonté mais aussi jeux, cachettes…

Il faut faire identifier son chat par tatouage ou puce électronique, l'identification étant le seul moyen de garantir l'appartenance du chat et de retrouver ses propriétaires en cas de fuite.

 

LE LEXIQUE

 

L'imprégnation


Découvert par Konrad Lorenz, ce phénomène explique la part essentielle de l'acquis par rapport à l'inné. Un bébé canard qui naît au milieu de poussins suivra la poule qui l'a couvé. De même un chiot ou un chaton va-t-il acquérir l'habitude des autres animaux avec lesquels il a été élevé.

 

L'anthropomorphisme

C'est la tendance à attribuer aux êtres et aux choses des comportements ou des caractères humains.
Les codes animaux sont différents des codes humains. Chaque espèce a ses propres codes qu'il vous faut apprendre à décrypter. Le chien est un animal social qui a besoin de la compagnie d'autres chiens, le chat un animal plus territorial. Vouloir projeter ses propres sentiments sur ses animaux est toujours source de problèmes.


La dominance
Mise en avant chez le chien, comme chez son cousin le loup, les rapports hiérarchiques entre canidés ne sont pas absolus et définitifs. Ils peuvent varier selon les situations et au cours de la vie de l'animal. Les rapports hiérarchiques se mettent en place à chaque rencontre.


La prédation


Les rapports entre proies et prédateurs fréquents dans la nature peuvent être inhibés par l'imprégnation et l'éducation. Il arrive cependant que le naturel revienne au galop et c'est bien le cas de le dire car c'est souvent la fuite de la proie qui déclenche une réaction chez le prédateur. Un lapin qui cohabite pacifiquement dans sa cage avec le chien de la maison devient une proie s'il s'échappe en courant dans le jardin ! N'importe quel chien placide laissé à lui-même peut être repris par un instinct de chasseur, et devenir un jour un prédateur de moutons voire de chats si ceux-ci s'amusent à s'enfuir.

Les troubles psychosomatiques les plus fréquents chez le chat

L'asthme bronchique
La part du stress , de l'allergie et des surinfections est mal définie dans cette affection respiratoire qui entraîne de la toux et de l'insuffisance respiratoire.

La colite et diarrhée chronique
Le chat est très sensible au niveau intestinal et le moindre stress peut entraîner des diarrhées aiguës, intermittentes ou chroniques. L'inflammation intestinale peut apparaître plusieurs jours après un stresseur aigu.

La cystite idiopathique
Le chat développe une inflammation de la vessie avec perte de sang dans les urines, difficulté à uriner. La cystite est intermittente. Les analyses microbiennes sont négatives.
L'alopécie psychogène
Certains chats perdent ou s'arrachent les poils par léchage sans qu'on puisse trouver de raison dermatologique ni atopique. Dans le cas de perte de poils, la présence du stresseur est souvent évidente. Dans le cas d'arrachage du poil, on attribue cette alopécie au comportement de léchage, lui-même devenu excessif, stéréotypé ou compulsif pour des raisons psychogènes.

L'hyperesthésie féline
L'hyperesthésie est une sensibilité excessive au niveau cutané ; c'est du moins l'interprétation que l'on donne à cette affection dans laquelle on observe la peau du chat faire des roulis comme une vague et le chat se lécher, s'attaquer le flan ou la queue, s'enfuir, uriner et déféquer dans une crise analogue à la crise de panique, voire même avoir des crises convulsives partielles.

Les maladies auto-immunes
Dans la majorité des maladies auto immunes, y compris le diabète, on retrouve le facteur de stress.

LA "THÉRAPIE" PAR LE TOUCHER (TTOUCH)

En 1975, une cavalière et entraîneuse canadienne nommée Linda Tellington-Jones décide de suivre les cours du Dr Feldenkrais à San Francisco . La méthode Feldenkrais a pour but d'influencer le système nerveux humain par des mouvements inhabituels du corps afin d'améliorer le processus d'apprentissage, d'augmenter les performances physiques et de soulager les douleurs .
Mme Tellington-Jones eut alors l'idée d'appliquer le postulat aux chevaux et passa plusieurs années à étudier et expérimenter sur des centaines de chevaux l'effet des mouvements des oreilles, des queues, des lèvres, des jambes, … A ces mouvements vint s'ajouter le travail au sol et le TTEAM était né . Le but du Tellington Touch Equine Awareness Method est d'améliorer le comportement et l'équilibre du cheval .

En 1983, Mme Tellington-Jones découvrit l'effet relaxant d'un mouvement particulier : la main entraînant la peau du cheval dans un mouvement circulaire . Suite à cette révélation, elle se mit à expérimenter toutes les possibilités du mouvement circulaire en pression, en taille, en vitesse, … et leurs effets sur les chevaux . Elle leur donna le nom générique de Tellington Touch ou Ttouch .

LE TTOUCH APPLIQUE A TOUS LES ANIMAUX
Le Toucher Tellington est une approche holistique pour le corps, l'intelligence et l'esprit des animaux. Cette méthode douce vise à changer l'être, ses feelings, son vécu émotionnel quotidien en améliorant ses postures physiques, en enlevant les tensions dans son corps et en lui donnant un nouveau sens de l'équilibre. Le TTouch tente de démontrer à l'animal qu'il a le choix d'être autrement et d'être " mieux ".
Les techniques de travail utilisées sont structurées pour créer chez l'animal TTouché un état de conscience plus calme, ouvert et concentré. À travers différentes manipulations, des touchés sur tout le corps et l'expérimentation de mouvements inhabituels, on mène l'animal à une prise de conscience plus claire de ses réponses habituelles aux stimuli extérieurs et de sa posture physique. À ce stade, le système nerveux de l'animal peut utiliser ces nouvelles informations pour modifier sa " programmation mentale " et ainsi développer des attitudes et des réponses plus adéquates et moins stressantes face aux événements de tous les jours.
Le TTouch s'adresse au système nerveux qui s'étend à fleur de peau, sur toute la surface du corps. Il a pour dessein d'activer la fonction cellulaire et de stimuler l'intelligence des cellules, un peu comme si nous allumions des lumières dans tous les coins du corps.
Le TTouch est agréable à offrir et est facile à apprendre. Il n'est pas besoin d'avoir des notions d'anatomie pour obtenir un impact positif. En fait, lorsque bien exécuté, il donne d'aussi bons résultats qu'il soit pratiqué par un praticien certifié que par le propriétaire d'un animal. Cette méthode avant-gardiste permet de développer des liens profonds et respectueux avec son compagnon à poil, à plumes ou à écailles !
LES USAGES
Le TTouch aide à améliorer l'équilibre mental, physique et émotionnel d'un animal. Le TTouch peut être utilisé comme complément à des soins vétérinaires pour des problèmes de santé (il n'est pas un substitut aux soins vétérinaires), influencer le comportement d'un animal, soutenir les activités de dressage ou permettre de vivre un moment de contact privilégié avec un animal.
http://www.ttouch.com/

LA PET THERAPY

Comme chacun sait, la compagnie d'un chat ou d'un autre animal améliore la qualité de la vie et même dans certains cas , facilite et accélère le processus de guérison de certaines pathologies. Tel est le but de la Pet therapy. Cette thérapie est très courante aux États -Unis et commence à se répandre en Europe et surtout en France. S'occuper d'un chat, prendre soin de lui, le caresser peut apporter un réel bien être pour les personnes seules, âgées, ou souffrant de troubles affectifs. En effet, caresser un chat, lui parler, provoque immédiatement une chute de la pression artérielle, le rythme cardiaque ralentit, le rythme respiratoire diminue. Les émotions positives ressenties stimulent la production d'endorphine et renforcent le système immunitaire. D'après les études, le chartreux, chat équilibré et tranquille , sociable, affectueux, sans être trop vif, serait le compagnon idéal.

 

LA RONRON THÉRAPIE

" Ronron thérapie "... Le nom fait sourire, et pourtant, c'est très sérieux. Le chat possède de véritables pouvoirs thérapeutiques : il nous apaise, nous déstresse, soigne nos insomnies et chasse nos idées noires !
Jean-Yves Gauchet, vétérinaire est l'inventeur de la " Ronron thérapie ". Tout a commencé en avril 2002 où il a lu une étude de One Voice qui expliquait qu'après des lésions ou des fractures, les chats récupèrent plus vite et ont cinq fois moins de séquelles que les chiens. D'où l'hypothèse d'une authentique action réparatrice du ronronnement : en émettant ce son, les chats résistent mieux aux situations dangereuses.

Car si ils ronronnent en s'endormant, ils le font aussi quand ils souffrent et dans des situations de stress intenses. Jean Yves Gauchet publie aussitôt un article sur le sujet et propose à des volontaires de tester les pouvoirs du ronronnement grâce à un CD de trente minutes " Détendez-vous avec Rouky"
Les résultats sont parlants : les deux cent cinquante " cobayes " ont ressenti du bien-être, de la sérénité et une plus grande facilité à s'endormir. D'un point de vue purement physique, ces sons sont des vibrations sonores basses fréquences.

Écouter le doux bruit du ronronnement entraîne une production de sérotonine, l'hormone du bonheur(études sur le cerveau à l'appui), impliquée dans la qualité de notre sommeil et de notre humeur.

L'AGRESSIVITÉ CHEZ LE CHAT et le chat"caressé mordeur"


"Mon chat est devenu fou !". Cette phrase, nombreux sont les propriétaires à l'avoir un jour prononcée, désemparés devant le comportement incompréhensible de leur chat !

Si l'on parle de troubles mentaux chez l'humain, chez le chat il est plus juste d'employer le terme de troubles comportementaux.

Les origines peuvent en être très diverses mais les expressions sont assez standardisées et consistent en agressivité, anxiété ou malpropreté.


Un chat qui subitement devient agressif et attaque son propriétaire n'est pas fou mais témoigne par cette réaction violente de son mal-être ou de sa douleur. Car l'origine d'un trouble comportemental n'est pas systématiquement "dans la tête". Une maladie, un traumatisme physique, une gêne ou une douleur peuvent s'exprimer par une réaction agressive.

Face à un changement de comportement de son chat, qu'il s'agisse d'agressivité, de malpropreté, d'anorexie, d'isolement, d'apathie..., le propriétaire doit se remémorer le contexte d'apparition des troubles afin d'être capable de renseigner précisément le vétérinaire lorsqu'il cherchera le problème. Date de la première "crise", circonstances d'apparition, fréquence, durée... sont autant de paramètres qui seront analyses pour conduire au diagnostic.
L'historique du comportement du chat peut permettre de voir s'il a toujours été anxieux (chat hypervigilant, épisodes de malpropreté...) ou si le problème s'est développé progressivement ou a été déclenché par un événement précis.


Le chat est un animal prédateur et l'agression fait partie de son répertoire comportemental normal. Aussi ce comportement n'est que rarement pathologique mais lorsqu'il s'exprime à mauvais escient il faut intervenir pour que la relation avec son animal ne devienne pas problématique.


En dehors de l'agression territoriale, qui se développe envers un autre animal ou un humain lorsque le chat est mal socialisé à cette autre espèce, on rencontre parfois des "crises d'agressivité", le chat considérant son maître comme une proie et l'attaquant littéralement. Cette situation peut résulter d'une carence en jeu, le chat exprimant ainsi son besoin de jouer. Elle peut aussi être en rapport avec une mauvaise gestion de la distribution alimentaire, surtout si le chat coexiste avec d'autres animaux.

Tout simplement, un chat qui a faim développera une agression de prédation.
Le chat peut également être agressif par défense lorsqu'il ressent une douleur ou lorsqu'il est soumis à une contrainte. Il attaque aussi souvent par peur ou face à une situation qu'il ne comprend pas.


Autre situation surprenante, le chat "caressé-mordeur", qui attaque alors qu'il semble apprécier la caresse de son maître. Ce comportement survient chez des animaux intolérants au contact qui, au bout d'un moment, ont atteint puis dépassé leur seuil de tolérance. Pour éviter ce genre d'agression, il est important de repérer les premiers signaux du "ras-le-bol" chez le chat, tel que des yeux en mydriase (pupille dilatée), une queue qui remue davantage...

Trouble organique
Enfin, il faut être conscient que, dans bien des cas, l'agression est corrélée à une maladie, le chat exprimant ainsi sa douleur et son mal-être. Lors de tout changement de comportement ou agressivité de son chat, il est donc primordial de consulter en priorité son vétérinaire afin d'écarter toute cause organique.


La prise en charge consiste ensuite à supprimer les agressions. Pour cela, il est conseillé d'isoler le chat agressif dans une pièce, avec sa nourriture, son eau et sa litière. Cet isolement va permettre au chat de retrouver son calme et au propriétaire de retrouver confiance.
Le chat doit ensuite faire l'objet d'une prise en charge comportementale et/ou médicale par un vétérinaire.
L'utilisation des phéromones sous forme de diffuseurs est bénéfique en cas de troubles comportementaux.
Il est également utile d'améliorer le bien-être du chat en enrichissant son lieu de vie (jouets, arbre à chat, aménagement de cachettes...).

L'ÉDUCATION DU CHAT


Si lé chat est aujourd'hui l'animal préféré des Français, il reste néanmoins mal connu. Sa part de mystère, le caractère insaisissable de son comportement et de nombreuses idées reçues véhiculent une aura parfois négative sur ce petit animal. A ce point qu'il n'est pas rare d'entendre dire qu'il est parfaitement impossible d'éduquer voire de "corriger" son caractère. Certes, des limites sont posées par l'origine de l'animal et son histoire mais votre intervention appropriée peut être déterminante dans un processus éducatif ou une phase de correction de certains troubles. Dans tous les cas, il convient de s'adapter à l'âge de votre compagnon.


Savoir choisir le chaton
La large majorité des chats qui animent nos maisons est souvent issue d'une rencontre du hasard. Une annonce chez un commerçant, une affichette chez le vétérinaire, un voisin encombré, une rencontre au détour d'une rue.

Ne cédez pas totalement à la tentation du coeur! Prenez du temps pour réfléchir et surtout pour choisir l'origine de votre chaton. Ses parents, sa mère, sa fratrie et sa "famille humaine" sont autant de facteurs qui vont influencer son comportement en devenir. Plus vous rassemblerez de points positifs avant son arrivée chez vous, plus vous aurez la chance de pouvoir modeler le caractère de votre animal. Tout d'abord identifier et connaître les parents de la portée. Un mâle et une femelle stables et bien intégrés à la vie en communauté avec les hommes ont toutes les chances de donner naissance à une progéniture sympathique.

Connaître la mère
Son rôle est primordial. Elle doit pouvoir exercer ses fonctions maternantes dans un climat serein. Son rôle sur le développement du chaton est essentiel : " La première influence, est celle de l'empreinte maternelle. L'empreinte est une forme particulière d'apprentissage dans laquelle le jeune identifie puis reconnaît un objet pour lequel s'établit le lien filial d'attachement: la mère dans les conditions naturelles. . D'où son importance sur le comportement futur du chaton. Sauf à vouloir simplifier à l'extrême, votre petit compagnon va apprendre de sa maman et, surtout, c'est elle qui pose des limites.


Répartir l'inné et l'acquis
Un chat reste un chat ! Quoique... Ce que le chaton peut acquérir au cours de la phase d'apprentissage est important. Sa mère, sa famille de naissance puis celle d'adoption contribuent à sa bonne éducation.


L'éducation commence par la richesse
Non, il ne s'agit pas là d'avoir un discours félin de classe sociale ! Mais bien plus de considérer que vous mettez toutes les chances de votre côté en choisissant un chaton qui baigne dans une famille attentive et qui le sollicite avec tact. Très tôt, le petit animal doit être confronté à une large palette de situations. La rencontre avec d'autres congénères, avec d'autres animaux, des enfants et des personnes extérieures l'habitue aune diversité de relations. Il est alors plus apte à comprendre voire à anticiper à l'âge adulte des confrontations tous horizons. Arrivé à la maison, vous poursuivrez dans ce sens mais avec toujours à l'esprit d'agir en douceur ! Vous en profiterez pour le familiariser avec la brosse pour son poil, ses dents et vous le tournerez - calmement ! - dans tous les sens afin qu'il intègre toutes les manipulations que vous seriez amené à effectuer. Mais agissez progressivement. Enfin, il est important, à la fin de chaque séquence "positive", de récompenser le chaton (friandise, caresses, intonations encourageantes, etc.).


Poser des repères
Avec un jeune animal, l'éducation consiste surtout à lui faire reconnaître votre environnement, ses lieux privilégiés et les limites que vous entendez lui donner. Dès le premier jour, tout en continuant à renforcer positivement ses acquisitions, vous allez devoir le familiariser à un nouveau contexte. Mais surtout, il est essentiel de fixer des lieux stratégiques pour lui. La litière, si possible dans l'intimité; la gamelle, en dehors de votre table ; un couchage adapté ; des jeux sur un support vertical et une planche à griffer accessible seront immédiatement mis à sa disposition. Sa mère lui aura appris l'autonomie. C'est à vous de poursuivre son éducation en lui montrant chacun de "ses" endroits. Vous l'encouragez à les utiliser, vous le félicitez lorsqu'il les fréquente et, surtout, vous le laisserez en paix lorsqu'il mange ou utilise sa litière. Concernant les pièces ou meubles que vous aimeriez qu'il ne fréquente pas, les choses seront plus compliquées. Il est normal pour un chaton de rechercher la chaleur, la tranquillité et la hauteur. Donc canapé, fauteuils et lit sont toujours les bienvenus !

Dire non avec justesse
Un chaton apprend à se contrôler grâce à l'éducation reçue de sa mère. Un chat adulte dont vous ne connaissez pas l'histoire, et parfois pas l'origine, peut avoir des gestes et des comportements indésirables. D'une manière générale, ils peuvent être classés dans deux catégories: les agressions et les comportements indésirables. Les premiers se traduisent par des griffades, des morsures voire des attaques inopinées. Les seconds se remarquent par des mictions ou des défécations en dehors du lieu d'aisance habituel. Dans tous les cas, un milieu riche et un environnement stable sont impératifs.

Patience et longueur de temps sont les critères incompressibles pour éduquer un chat adulte. Les agissements qui persistent et deviennent perturbants pour votre animal ou vous-même doivent faire l'objet d'une consultation par un vétérinaire. Un chat qui présente des troubles du comportement peut souffrir physiquement. Dans tous les cas, il exprime un mal-être. Avec le concours de la médecine et votre attention, votre compagnon pourra être (ré) éduqué pour votre joie à tous les deux.
Mais, de votre côté, vous avez un rôle de maître éducateur - de la plus haute importance ! - si la famille d'élevage ne l'a pas fait et à partir du moment où votre chaton est sevré.

LES PHÉROMONES

Les phéromones sont des substances chimiques sécrétées par des organismes vivants (animaux ou plantes) et qui permettent à des individus d'une même espèce de communiquer entre eux. Ce mode de communication, bien que méconnu, est capital pour de nombreux êtres vivants et plus particulièrement pour les insectes : c'est grâce aux phéromones qu'une fourmi va retrouver le chemin de sa fourmilière et indiquer à ses congénères une source de nourriture qu'elle aura trouvée. C'est grâce à l'étude du comportement reproducteur d'un papillon de nuit par un entomologiste français Jean-Henry Fabre que l'existence des phéromones fut découverte. Il réussit à montrer que les sécrétions de phéromones sexuelles d'une femelle pouvaient attirer les mâles dans un rayon de 25 kilomètres.

LES PHÉROMONES FACIALES DU CHAT :

1/ Troubles du marquage territorial.
Ils peuvent être atténués par l'utilisation de de Feliway° qui est un composé identique aux sécrétions faciales que le chat dépose sur les objets de son territoire. Le message porté par ces phéromones est en quelque sorte le suivant : "tous ces objets m'appartiennent, ils sont bien à leur place, tout va bien".
Des études ont montré qu'une disparition importante de ces marques (travaux, peinture, déménagement, etc.…) désorientait totalement le chat et le rendait anxieux : le chat est dans un tel état de " nervosité " qu'il lui est impossible désormais de marquer facialement les objets de son territoire ! Le seul marquage qu'il parvient à faire est un marquage urinaire ! Le chat anxieux devient malpropre, ce qui pose bien entendu énormément de problèmes aux propriétaires.

2/ Acceptation d'un nouveau venu.
Le Felifriend° est la copie d'une autre phéromone faciale de chat. Celle-ci lui sert à marquer un individu ou un animal familier. Quand une personne est déjà marquée par cette phéromone, le chat se sent rassuré, et il re dépose à son tour sa propre marque.
Le Felifriend a donc d'abord été utilisé par les vétérinaires et les professionnels qui doivent manipuler les chats. L'approche et la manipulation des animaux sont plus aisées et ces derniers gardent un meilleur souvenir de leur passage chez le vétérinaire, ce qui rend la visite suivante plus sereine, etc...
L'autre utilisation de ce produit est l'acceptation par un chat dit " résidant " d'un nouveau venu dans la maison: un autre chat, un chien, un enfant ou un adulte. Souvent, cette nouvelle arrivée est ressentie par le chat vivant déjà dans les lieux comme une véritable intrusion. Ou bien il fuit, ou bien, plus fréquemment, des conflits éclatent. Cela commence par de simples escarmouches puis se termine par de véritables combats.

LE STRESS chez le chat

Le stress n'est pas l'apanage de l'homme, le chat est également concerné. C'est un grand sensible, souvent ignoré.

Le stress est une réponse biologique ou psychologique à une situation nouvelle ou une agression qui, quelle que soit l'origine, lui demande un effort d'adaptation.

Les origines du stress

Vivre avec 3 ou 4 compagnons même félins et de bonne compagnie est source majeure de stress pour un chat.
S'adapter à l'arrivée d'un nouveau venu dans la maison (bébé, chien, chat, ami) ne lui est pas toujours facile.

Casanier, le chat aime ses habitudes, la nouvelle décoration du salon, le récent déménagement, le voyage pour les vacances, le changement de nourriture, tout peut l'angoisser fortement.

Très sensible, il ressent le stress de ses maîtres maison, ou de ses congénères chez le vétérinaire.

Lors d'une hospitalisation, le chat est particulièrement exposé au stress, ce qui peut ralentir sa guérison. De même, lors de la convalescence, le chat ressent une angoisse liée à son état de santé.

Les principaux facteurs de stress

Les difficultés d'adaptation aux changements dans son environnement : phase d'adoption, déménagement, pension, maison de vacances, hospitalisation, odeurs, bruits (aspirateur, machine à laver...), absence de liberté et de mouvements, solitude.

Les difficultés d'adaptation liées aux personnes et à ses congénères : nouveau membre au foyer (personne ou animal), visiteurs inconnus, disparition d'un membre du foyer (personne ou animal), gestuelle des personnes (enfants, adultes), la surpopulation (avec d'autres animaux)

Les difficultés d'adaptation liées à ses habitudes : changement de bac ou de litière, modifications alimentaires et convalescence, accessibilité au coin repas, bac à litière ou lieux de repos.

Les manifestations du stress chez le chat.

Malpropreté urinaire, griffades, vie cachée ou nocturne, absence ou excès de léchage, feulements ou crachements, refus du contact, troubles de l'alimentation.

Selon sa race, son éducation, son expérience, le chat exprime son stress par des manifestations d'intensité variable, des plus légères aux plus graves pour sa santé.

Un chat qui a peur a les coussinets moites et laisse des traces de pattes sur le carrelage ou la table de consultation chez le vétérinaire.

Lorsque son environnement est bouleversé, le chat exprime sa frustration et son angoisse par des griffades sur le mobilier ou par de la malpropreté urinaire.

Mal à l'aise dans les transports, il urine dans sa cage et miaule désespérément, ou tente de s'échapper.

En situation de stress le chat se toilette avec excès et peut présenter de la boulimie.
Pour aider votre chat aménager et garder un environnement stable est la meilleure garantie du bien-être de votre chat.
Si votre chat a du mal à faire face aux situations nouvelles ou aux contraintes quotidiennes il ne faut pas hésiter à en parler à votre vétérinaire car ce n'est pas une fatalité des solutions adaptées existent et la vie de votre compagnons tout comme la votre en tirera bénéfice.

Le stress est une réponse biologique ou psychologique à une situation nouvelle ou une agression qui, quelle que soit l'origine, lui demande un effort d'adaptation.

Les origines du stress

Vivre avec 3 ou 4 compagnons même félins et de bonne compagnie est source majeure de stress pour un chat.
S'adapter à l'arrivée d'un nouveau venu dans la maison (bébé, chien, chat, ami) ne lui est pas toujours facile.

Casanier, le chat aime ses habitudes, la nouvelle décoration du salon, le récent déménagement, le voyage pour les vacances, le changement de nourriture, tout peut l'angoisser fortement.

Très sensible, il ressent le stress de ses maîtres à la maison, ou de ses congénères chez le vétérinaire.

Lors d'une hospitalisation, le chat est particulièrement exposé au stress, ce qui peut ralentir sa guérison. De même, lors de la convalescence, le chat ressent une angoisse liée à son état de santé.

Les principaux facteurs de stress

Les difficultés d'adaptation aux changements dans son environnement : phase d'adoption, déménagement, pension, maison de vacances, hospitalisation, odeurs, bruits (aspirateur, machine à laver...), absence de liberté e mouvement, solitude.

Les difficultés d'adaptation liées aux personnes et à ses congénères : nouveau membre au foyer (personne ou animal), visiteurs inconnus, disparition d'un membre du foyer (personne ou animal), gestuelle des personnes (enfants, adultes), la surpopulation (avec d'autres animaux)Les difficultés d'adaptation liées à ses habitudes : changement de bac ou de litière, modifications alimentaires et convalescence, accessibilité au coin repas, bac à litière ou lieux de repos.

Les manifestations du stress chez le chat.

Malpropreté urinaire, griffades, vie cachée ou nocturne, absence ou excès de léchage, feulements ou crachements, refus du contact, troubles de l'alimentation.

Selon sa race, son éducation, son expérience, le chat exprime son stress par des manifestations d'intensité variable, des plus légères aux plus graves pour sa santé.

Un chat qui a peur a les coussinets moites et laisse des traces de pattes sur le carrelage ou la table de consultation chez le vétérinaire.

Lorsque son environnement est bouleversé, le chat exprime sa frustration et son angoisse par des griffades sur le mobilier ou par de la malpropreté urinaire.

Mal à l'aise dans les transports, il urine dans sa cage et miaule désespérément, ou tente de s'échapper.

En situation de stress le chat se toilette avec excès et peut présenter de la boulimie.
Pour aider votre chatlui aménager et lui garder un environnement stable est la meilleure garantie du bien-être de votre chat.
Si votre chat a du mal à faire face aux situations nouvelles ou aux contraintes quotidiennes il ne faut pas hésiter à en parler à votre vétérinaire car ce n'est pas une fatalité des solutions adaptées existent et la vie de votre compagnons tout comme la votre en tirera bénéfice.

LES TROUBLES DE LA COHABITATION ENTRE CHATS


Faire cohabiter plusieurs chats sous un même toit n'est pas forcément une bonne idée. Cela peut provoquer du stress, voire engendrer des troubles comportementaux délétères pour la santé des chats.

Un chat peut-il vivre seul au sein de la maison ?

Tout à fait. Le chat n'est pas un animal social obligatoire. En liberté, les chats se regroupent pour des motivations particulières : les sources de nourriture notamment. Des groupes familiaux peuvent persister après la mise bas des femelles. Certes, le chat a des relations sociales, mais il n'y est pas du tout obligé et vit très bien tout seul, dès lors que ses besoins élémentaires sont respectés.


Peut-on savoir à l'avance si son chat va accepter un autre chat ?

Si le chat est très tolérant, qu'il s'adapte facilement et qu'il a déjà fréquenté des congénères, on est tenté de dire que cela peut marcher. À l'inverse, si le chat est plutôt stressé, qu'il n'a pas eu un développement optimal (sevrage précoce, mère peu socialisée, voire agressive), alors on va plutôt vers l'échec. Mais il n'y a aucune règle en la matière, on peut avoir des surprises ! C'est un vrai coup de poker !


Quelles peuvent être les réactions du chat de la maison face au nouvel arrivant ?

Dans un premier temps, il y a une phase d'observation, avec parfois des manoeuvres d'agression qui sont en fait des mises à distance du nouveau chat, ce qui est normal. Si les deux chats ne s'acceptent pas, vient ensuite une phase où ils peuvent se donner des coups de pattes, se foncer dessus en grondant, au terme de laquelle soit ils s'observent de nouveau, soit ils finissent par se tolérer. La situation peut aussi s'aggraver vers une troisième phase, avec de vrais combats ; ces comportements induisent des états pathologiques et les chats doivent être séparés.

Le chat " agresseur" est complètement obnubilé par l'autre. Ses postures traduisent un état d'irritation important avec des mouvements saccadés de la queue et une hypervigilance : il est continuellement en train de surveiller et dort de moins en moins. Le chat "agressé", quant à lui, adopte une attitude de défense. Son stress peut être tel qu'il perd l'appétit, devient malpropre et souffre finalement d'un état dépressif avec des activités de substitution (se lèche sans arrêt ou ronge ses griffes). À noter que le nouvel arrivant peut être l'agresseur !


Que faire en cas de conflit ?


II faut intervenir le moins possible. Une mauvaise interprétation des comportements des chats de la part des propriétaires aggrave les choses : ils croient bien faire en séparant les chats ou en punissant l'agresseur. Pour faciliter les présentations, on peut toutefois utiliser des phéromones de marquage de l'environnement (apaisantes) en diffuseur. Si la situation devient grave, il faut hospitaliser les deux chats. Ils sont alors mis en contact très progressivement, grâce à l'utilisation de phéromones de familiarisation. Ils sont rendus à leur propriétaire dans la même cage au bout de deux semaines. Le recours aux psychotropes s'avère nécessaire dans les cas les plus sévères.

Plus il y a d'espace, moins les conflits risquent de survenir. Il faut travailler sur les trois dimensions, en particulier la hauteur : dégager des étagères pour que les chats puissent se percher, disposer des arbres à chat, multiplier les endroits à une place où les chats peuvent s'isoler et fournir au moins une litière par chat. Il faut savoir que la surpopulation est une grosse source de troubles chez les chats ; elle induit du marquage urinaire en plus des agressions. Avoir plus d'un chat dans un studio est fortement déconseillé ! Quand on a un chat qui va bien, il est utile de se demander si cela est vraiment indispensable d'en avoir un autre...

L'ANIMAL UN THERAPEUTE PAS SI BETE !

 

J'ai constaté dans ma pratique professionnelle que la présence d'un animal en consultation apaise et crée un courant de sympathie avec le patient.

C'est comme si grâce à la présence du chat, le thérapeute devenait aussitôt un personnage sympathique.

J'ai aussi plusieurs fois constaté que certains enfants ont peur des relations humaines et que les relations avec les animaux sont bien plus faciles, parce qu'elles ne sont pas ambivalentes.

Avec les animaux, pas d'ambivalence, si on se hait, on se menace, si on s'aime, c'est l'amour inconditionnel.

L'animal est sécurisant.

En séance, il est arrivé que des enfants qui ne parlaient pas, réagissent à la présence de l'animal, le caressent et du coup se mettent à parler. Souvent par l'intermédiaire de l'animal, ils expriment leur propre état émotionnel, lorsqu'il s'adresse à l'animal l'enfant parle souvent de lui et cela permet alors de comprendre ce que ressent l'enfant.

L'ENFANT ET L'ANIMAL


Facteur de développement unique, élément de structuration de la personnalité, les animaux constituent un aide précieuse aux apprentissages et aident à révéler les potentiels de chacun.
Les enfants apprécient toujours le côté mystérieux et distant du chat. Ils passeront des heures à l'observer, à essayer de décrypter ses pensées et à tenter de l'attirer. L'enfant doit apprendre la patience, le respect. Le chat semble plus rebelle aux conditionnements que le chien. Il devra développer des trésors de séduction pour se faire comme compagnon de jeu. Une fois établie, la relation entre un enfant et " son " chat prend une forme très intense qui peut apporter de la sécurité à l'enfant.

Souvent amis, rarement ennemis, les chats et les enfants entretiennent une relation privilégiée basée sur un attachement, un amour et une complicité dignes des liens du sang.
Les enfants et les chats entretiennent des relations particulières, tantôt conflictuelles, tantôt passionnelles. Il est vrai que les tout-petits ne sont pas toujours très tendres avec les animaux de compagnie mais avec quelques conseils et un respect mutuel, les enfants deviennent souvent les meilleurs amis de leur boule de poils. On entend parfois parler de vieux chats gardant jalousement le berceau d'un bébé ou d'autres qui rejoignent leur jeune maître et les réconfortent lors de gros chagrins. Compagnons de jeu, complices, les chats et les enfants partagent des secrets dont eux seuls ont la clé.

Le rôle éducatif des animaux

Chiens, chats, lapins ou poissons rouges, tous ces animaux sont d'excellents professeurs pour un enfant qui découvre le monde. Lorsqu'un enfant est en âge de comprendre que les animaux sont des êtres vivants, indépendants et intelligents, il observe leur comportement et apprend chaque jour de nouvelles choses.Au début c'est rigolo : bébé chaton est tout petit, il tète sa maman comme les bébés et ne marche pas encore très bien. Puis, en devenant grand, minou à son petit caractère. Il ne faut pas le déranger ! Il court après les oiseaux car, comme dit maman, " c'est son instinct ". Plus tard, tiens, minette à des bébés ! Hélas, il y a toujours un moment ou minou nous quitte, vieillesse ou accident, là encore " c'est la vie ". Il est plus facile d'expliquer à un enfant les différentes étapes de l'existence en prenant pour exemple les animaux. Avoir un chien ou un chat à la maison, des poules, des cochons ou des chevaux à la ferme, inculque automatiquement des notions de respect envers la nature et tous les êtres vivants en général.
La responsabilisation vient très tôt. Vers 2 ou 3 ans, un bébé peut commencer à donner de l'eau à son chat ; à lui brosser le poil de temps en temps. Dans le cas d'un enfant unique, un chat enseigne le partage : papa et maman ne s'occupent pas uniquement de bébé. Ils prennent aussi du temps pour nourrir Félix, changer sa litière ou l'emmener chez le vétérinaire…

CHAT MALE OU...FEMELLE ?



Beaucoup de critères peuvent faire pencher la balance dans le choix d'un animal et, en particulier, le choix du sexe. Certes, les différences morphologiques peuvent vous guider : certains préfèrent les chats mâles, plus costauds et plus grands, là où d'autres apprécient la finesse et la plus petite taille des femelles.

Chats et chattes : une affection partagée


On dit que les chattes sont souvent plus douces et plus câlines que les chats...Mais certains chats se comportent également de la même façon et sont toujours demandeurs de câlins et de caresses : attention aux idées reçues ! Par expérience, et pour avoir recueilli des chats mâles abandonnés dès la naissance (donc élevés au biberon !), le caractère des chats dépend de ce qu'ils ont vécu dans leur jeune et courte vie de chaton... un peu comme les humains d'ailleurs !

Ainsi, un chat qui n'aura pas reçu l'éducation de sa mère aura plus de mal à discerner ce qu'il peut faire de ce qu'il ne doit pas faire (mordre trop fort, griffer lorsqu'il n'est pas content, etc.)

Chattes et chatons...

Si c'est une chatte qui restera enfermée dans un appartement, vous aurez juste à choisir de supporter (ou pas !) ses insatiables envies de câlins et ses miaulements plaintifs lorsqu'elle sera "en chaleur": un état qui dure tout de même plusieurs jours et qui revient presque tous les mois ! Mais si vous prévoyez de laisser sortir votre future chatte, alors la décision de la stériliser va forcément se poser ! Vous pouvez également envisager de lui donner des pilules qui l'empêcheront d'avoir des petits. Si vous ne souhaitez pas du tout que votre chatte se reproduise, la solution sera alors de la faire stériliser. Il est recommandé de le faire dès son jeune âge, vers 6 mois. Dès lors, les chaleurs et les miaulements bruyants disparaîtront mais vous surveillerez de près son alimentation car une chatte stérilisée a plus facilement tendance à grossir.

Matous et bagarres !

Leurs cris déchirent parfois la nuit et l'on s'inquiète quelques instants avant de comprendre de quoi il s'agit : oui, les chats se bagarrent souvent ! Surtout ceux qui n'ont pas été castrés et qui sont en compétition pour un territoire ou pour une femelle en chaleur... A la différence des chattes, les chats sont plus indépendants, plus solitaires et ils fuguent parfois pendant plusieurs jours ! En fait, les chats non castrés adaptent leur territoire selon le nombre de chats présents sur ce territoire : en clair, plus vous habitez à la campagne, plus le territoire de votre matou risque d'être assez grand, même si les chats aiment rôder sur le premier cercle de leur territoire (celui où ils trouvent leur gamelle !).

Des super chasseurs...

Un chat ou une chatte laissés libres de sortir et non castré (ou non stérilisée) vont également assouvir leurs instincts de chasse : oiseaux, souris et petits rongeurs mais aussi lapins et, plus exceptionnellement, rats ou même lièvres . Les chats castrés sont évidemment plus casaniers et ils chassent donc beaucoup moins que les chats non castrés...

L'urine délimite leur territoire !

Nous voilà dans les idées reçues qui ne sont pas toujours vérifiées en pratique ! Certes, un chat non castré aura tendance à marquer son territoire avec des jets d'urine dont l'odeur est très désagréable, surtout si son territoire se limite aux murs de votre appartement ou de votre maison... Car un chat libre de se mouvoir à l'extérieur va rarement uriner à l'intérieur, sauf peut-être lors de son adolescence, c'est-à-dire durant les 2 premières années de sa vie. Là encore, un chat mâle castré n'aura plus cet instinct de marquer son territoire avec des jets d'urine... Les problèmes d'urine peuvent aussi avoir lieu chez les femelles, avec une flaque de pipi pendant les chaleurs.

Liberté : avantages et inconvénients...

La possibilité pour votre chat de pouvoir sortir à tout moment présente plusieurs avantages : vous l'éduquez à faire ses besoins à l'extérieur et vous n'avez jamais à changer la litière ! Mais cette liberté a aussi un prix : celle de voir le chat finir prématurément sa vie.

Un chat ou une chatte non stérilisée peuvent augmenter les populations de chats errants, déjà trop importantes à certains endroits.

En bref, la liberté de votre chat devra s'accompagner d'un moyen de stérilisation approprié. Enfin, la liberté de votre futur animal peut l'exposer à plusieurs types de maladies notamment pour les chats mâles qui se bagarrent et peuvent contracter des blessures ou des maladies transmissibles entre elles par la salive ou par les griffures : il faut bien les vacciner !

Chat ou chatte : comment les reconnaître ?

Lorsque les chatons sont sevrés et qu'il peuvent se passer de leur mère, il n'est pas toujours facile de distinguer les mâles des femelles. Il existe une méthode simple pour ne pas risquer de vous tromper : l'écartement entre le sexe et l'anus. En effet, pour les très jeunes chats, on ne distingue pas encore bien le sexe mais on arrive à voir où il se trouve. Ainsi, si l'anus et le sexe sont bien séparés : c'est un chat ! S'ils sont côte à côte : alors c'est une chatte !

PARLEZ-VOUS ANIMAUX ?


Bien sûr, on sait qu'un chien dont la queue frétille est heureux. Mais d'autres comportements sont bien plus difficiles à interpréter !

Décryptez votre animal.

Mon chat me montre son ventre... mais il griffe quand je le caresse. C'est pour exprimer sa soumission ?

Pas vraiment, le chat qui se couche sur le côté ou sur le dos, surtout en cas de conflit, ne se soumet pas, mais présente toutes ses armes : les cinq griffes des pattes avant et les quatre des pattes arrière, les dents. Alors, gardez vos distances, encore plus s'il remue la queue, signe qu'il est énervé.
Il est venu sur mes genoux pour réclamer des caresses et, tout à coup, il me griffe, s'enfuit et se lèche. Est-il devenu fou ?
Pas du tout ! Le problème, c'est qu'il n'est pas venu sur vos genoux pour être caressé : ce qu'il est venu chercher, c'est le contact social et la chaleur humaine. Rien de plus. Vos caresses peuvent donc être perçues comme une agression.

II tourne sur lui-même avant de se coucher pour dormir, est-ce normal ?

Oui, c'est un comportement instinctif qui consiste à inspecter le lieu où il va se coucher. L'objectif de cette " danse " est d'aplanir le sol (herbe, terre, sable, couverture...) et de vérifier qu'il n'y a pas de petites bêtes (insectes ou autres...).

LA PHOBIE DES ANIMAUX

L'origine des phobies de l'adulte peut être une situation traumatisante avec agression d'un animal. Dans ce cas, quand ces peurs entraînent des difficultés dans la vie quotidienne, il est souvent nécessaire de recourir à des techniques psychothérapeutiques qui donnent de bons résultats. Le thérapeute joue alors le rôle d'"objet contra-phobique", élément sécurisant qui permet de franchir les étapes de la désensibilisation.

La peur des animaux concerne tous les animaux mais surtout les serpents, les insectes , les araignées, les souris et les oiseaux .

Sans en avoir peur, certaines personnes n'apprécient pas tout simplement les animaux, tous les goûts sont dans la nature, ne cédons pas au raccourci facile "qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les gens"...

L'ANIMAL HOARDING OU L'AMOUR JUSQU'A LA FOLIE

En mai dernier, 464 canaris et perruches qui vivaient dans un tout petit appartement de Berlin ont été libérés par la SPA allemande. Ces oiseaux vivaient au milieu d'immondices et de déjections, dans des conditions de saleté inimaginables. Leur propriétaire était une personne seule. En décembre dernier, les autorités avaient découverts 1500 perruches vivant de manière semblable et au mois de juin 80 chiens ont été retrouvés parmi des cadavres en décomposition.

Ce phénomène d'accumulation d'animaux, nommé "animal hoarding", concerne des personnes seules, parfois âgées, qui recueillent des animaux par bonté d'âme, mais sont vite débordées par le nombre croissant de compagnons. Ces derniers se reproduisent et leur condition d'hygiène et de santé se dégrade très vite, jusqu'à la mort.

Aux États-Unis, l'animal hoarding est considéré comme une maladie mentale, assimilée aux TOC (troubles obsessionnels compulsifs).

ANTHROPOMORPHISME

L’anthropomorphisme est la tendance à attribuer des pensées et des comportements qui sont essentiellement humains à un animal.

Ainsi nous avons tendance à interpréter les actions d’autrui en fonction de notre propre façon d’agir.

Mais le chat peut-il vraiment être jaloux ou le chat peut-il avoir envie de se venger ??

je pense que les animaux ne sont pas dotés d’intentions aussi élaborées.

En conséquence, nous aboutissons à des erreurs d’interprétations. Ainsi, si on corrige un chat qui a dégradé le logement pendant notre absence, pensant le punir de son esprit de vengeance, l’animal ne « sait pas qua’il a fait une bêtise » et ne comprend pas. Sa posture de soumission est une réponse à la colère de son propriétaire (ton de la voix menaçant, regard haineux.)et non un"sentiment" de culpabilité.

L’anthropomorphisme porte aussi sur d’autres aspects comme la stérilisation d’un animal. Certains propriétaires sont réticents et craignent de mutiler l’animal ou considèrent que la procréation est souhaitable pour l’épanouissement de l’animal ? ?

La encore il l est bien difficile de considérer que le chat ou le chien le vivent de cette façon.

Ce qui est sûr c’est que la stérilisation a des conséquences bénéfiques sur le plan médical en limitant les bagarres, ce qui réduit le risque de transmission de maladies, le nombres d'affections et les comportements fugueurs.

L’animal ne descend pas de l’homme (le chien descend du loup, et le chat garde l’instinct territorial des félins sauvages.)

Considérons l’animal comme un être différent de nous avec ses codes, ses spécificités et enrichissons nous plutôt de cette différence.

 

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